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PrestoControle - Saint Romain de Colbosc

20 chefs d’entreprises sans frontières nous livrent cette année leurs recettes d’exportateurs avec de nombreux ingrédients communs : de la persévérance pimentée d’audace, accompagnée d’optimisme et de compétences, savamment intégrés dans une stratégie claire, faire de l’export un projet synonyme de croissance pérenne.

PrestoControle, le nom exprime parfaitement le savoir-faire de la société, qui contrôle les soupapes, la robinetterie, les vannes de régulation, en misant sur son savoir-faire, sa réactivité et sa disponibilité.

Ces métiers ont conduit dès l’origine PrestoControle à effectuer des prestations à l’étranger, en premier lieu dans des pays à fort potentiel dans le domaine des hydrocarbures. L’Algérie fut ainsi le vaisseau amiral du développement international de l’entreprise, qui réalisa jusqu’à 20 % de son chiffre d’affaires à l’export, principalement au Maghreb. Mais la chute des prix du pétrole et du gaz a un peu changé la donne. Les clients ont « serré les boulons ». Là où, auparavant, ils remplaçaient facilement les pièces, ils sont désormais plus axés sur la maintenance, la remise en état.

La part de l’export a donc diminué, mais Jacques Delage n’a pas dévié de sa volonté de trouver des débouchés hors des frontières françaises. Si l’Europe lui semble trop compliquée à aborder, car trop protectionniste ou trop concurrentielle, il est capable de se déployer dans de nombreuses destinations comme l’Estonie ou l’Azerbaïdjan, continue de miser sur l’Afrique du Nord, et cherche à être de plus en plus présent en Afrique de l’Ouest (Sénégal, Côte d’Ivoire) et au Moyen-Orient, « là où se trouvent les grands noms de l’énergie » (des premiers contacts sont pris aux Émirats Arabes Unis). « Ma volonté est de ne pas trop me disperser, mais plutôt de concentrer nos efforts sur des zones géographiques bien précises », explique Jacques Delage.

La méthode choisie par PrestoControle est de s’appuyer sur un partenaire, un représentant sur place, mais ce sont ses propres techniciens qui sont envoyés pour effectuer le travail. « Il faut des gens qui connaissent le métier, qui ont de l’expérience, et qui sont capables de passer d’un pays à l’autre », commente Jacques Delage. Des pays parfois sous pression, dans des secteurs économiques clés, qui peuvent poser des questions de sécurité, sur lesquels le dirigeant ne transige pas, lui qui a travaillé dans des ambiances de camps militaires, avec barbelés et miradors, en changeant de route tous les jours pour se rendre dans les chantiers : « Je n’envoie pas de personnel s’il n’y a pas de garantie de sécurité ».

Des souvenirs intenses qui n’en font pas oublier d’autres, comme l’aspect humain. De vraies amitiés se sont nouées au fil du temps. C’est un des points positifs de l’export, avec l’ouverture d’esprit : « On voit d’autres technologies, d’autres matériels, on est confrontés à des constructeurs venus du monde entier, c’est très enrichissant ».

www.prestocontrole.fr

Rédaction : François Colombier. Photos : Pascal Monnet. A4TRADUCTION Normandie

 

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