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sans frontières [10/20]

Devatec : Les bons partenaires – Interview de Jean-François FRAMBOT.

Portrait_normand_2015_DEVATECSi pour réussir à l’export il faut savoir convaincre ses interlocuteurs, Jean-François Frambot partait avec une bonne expérience. Il a su en effet démontrer au groupe américain Armstrong, chez qui il travaillait, de l’intérêt d’investir dans une petite société produisant des humidificateurs au fin fond de la Normandie, qui tournait un peu au ralenti. « Je percevais tout le potentiel, les compétences, le réseau de soustraitants, la capacité à exporter, et une vraie complémentarité entre les deux sociétés », se souvient-il. C’est en 2006 que le feu vert a été donné, Devatec se lançant avec énergie dans une stratégie d’export.

L’entreprise était ainsi présente en Chine, pour finalement être copiée et livrer de longues batailles pour récupérer l’utilisation de la marque. « Nous vendons toujours des humidificateurs en Chine sans avoir encore retrouvé les volumes de ventes du début des années 2000. D’autres pays ont compensé », analyse Jean-François Frambot. L’Amérique du Nord en est un, pour lequel il s’est appuyé sur un VIE afin d’accroître l’activité et trouver le bon distributeur : « C’est une solution relativement économique, qui ne présente pas trop de risque et offre la possibilité de pérenniser ».

Mais Devatec n’en reste pas là. Outre l’Europe, par laquelle l’entreprise a débuté une internationalisation de proximité, Taïwan ou le Moyen-Orient (Arabie, Émirats) figurent parmi les secteurs porteurs. Tout ne coule pas de source : les zones de guerre (Syrie, Libye) ou les conflits diplomatiques (Russie) obligent parfois à quitter un pays. Et le protectionnisme économique existe dans beaucoup d’endroits, Jean-François Frambot l’a rencontré, à coups de normes ou de certifications. Si le monde est son bureau, c’est qu’il dirige également le groupe humidification d’Armstrong, là aussi avec des ramifications mondiales. « Heureusement, la visioconférence permet de jongler avec les décalages horaires », reconnaît-il, tout en constatant que l’export demande « beaucoup d’engagement personnel ».

Cette forte expérience de ce qui se passe hors des frontières lui fait porter un regard très aigu sur la France. Et il se dit qu’on n’y est pas si mal pour faire des affaires : « L’environnement est plutôt favorable. On a en fait tendance à sous-estimer nos atouts. Les compétences sont là, la formation est bonne, on n’a pas à rougir du niveau de nos ingénieurs ». Lui qui en engage en apprentissage est bien placé pour le savoir.

www.devatec.com

Retrouvez les premiers portraits extraits de l’ouvrage « 20 parcours normands : Portraits d’entrepreneurs sans frontières » :

  1. 1to 1 English ; Jonathan Ways / Bihorel
  2. AMN DPI ; Christian Pierens / Notre-Dame-de-Gravenchon
  3. Armistol-Sapo ; Muriel Bérenger / Saint-Cyr-la-Rosière
  4. Auditech Innovations ; Pascal Roussel / Boos
  5. BodyCap ; Fabrice Verjus / Caen
  6. C..TexDev ; Frédéric Guibet / Saint-Contest
  7. Ceri ; Arnaud Sabia / Louviers
  8. Chambrelan ; Frédéric Couppey / Le Havre
  9. Deremaux ; Stéphane Deremaux / Aumale

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