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sans frontières [9/20]

Deremaux : S’imprégner du pays – Interview de Stéphane DEREMAUX.

Portrait_normand_2015_DEREMAUXUne séance de découverte d’internet, alors que le web en était à ses balbutiements, a ouvert les yeux de Stéphane Deremaux. « Tous mes voisins étaient présents. J’étais effaré : j’avais raté le premier train », se souvient-il. Mais comme ce n’est pas le genre de la maison de s’apitoyer sur son sort, il a aussitôt réagi, créant une page où il valorisait la capacité de son entreprise à répondre à des demandes spécifiques dans l’usinage et l’automatisation. Et ce fut « un feu d’artifice ». Subitement, des commandes sont arrivées de partout, de Hong Kong, des États-Unis… L’entreprise familiale, fondée en 1947, et qui, s’appuyant sur des délais très courts, déployait son cercle de clientèle à 25 km autour d’Aumale, s’ouvrait sur le monde entier.

Après cet engouement, Stéphane Deremaux a choisi de bâtir une stratégie en mettant en avant des machines spécifiques d’ampoules pharmaceutiques. Une demande de pièce de rechange en Algérie lui mit le pied à l’étrier, pour des relations qui n’ont jamais cessé avec un pays dont il avoue « être tombé amoureux », non sans constater que les décisions y sont parfois complexes. Petit à petit, avec l’aide de CCI International Normandie dont il vante la qualité de l’accompagnement, il a « mis en place une dynamique », d’abord vers des pays francophones, puis, au fil des opportunités, un peu partout : Hongrie, Dubaï, Turquie, Chine, Canada, Russie… Chaque année, il se fixe un quota de destinations à défricher, si possible hors de l’Union européenne, trop proche, trop accessible pour qu’il la considère comme un vrai défi à relever.

Il pourrait se contenter de sa base technique, d’être la seule entreprise au monde à construire les machines d’ampoules pharmaceutiques, pour engranger les contrats. Mais pour Stéphane Deremaux, l’export ce n’est pas le triptyque avion – hôtel – salon professionnel. Il ne le conçoit pas sans la découverte de la vie locale, sans « s’imprégner du pays ». « Découvrir, c’est obligatoire », affirme-t-il.

« Si vous ne vous intéressez pas au pays, cela ne marche pas ». Cela commence par apprendre quelques mots de base dans chaque langue, simplement par respect pour ses interlocuteurs. Cela passe aussi par les services de chauffeurs-interprètes, avec lesquels il sort des sentiers balisés pour respirer d’autres parfums, et en ramener (outre des pièces pour sa collection d’instruments de musique), d’innombrables anecdotes.

www.deremaux.com

Retrouvez les premiers portraits extraits de l’ouvrage « 20 parcours normands : Portraits d’entrepreneurs sans frontières » :

  1. 1to 1 English ; Jonathan Ways / Bihorel
  2. AMN DPI ; Christian Pierens / Notre-Dame-de-Gravenchon
  3. Armistol-Sapo ; Muriel Bérenger / Saint-Cyr-la-Rosière
  4. Auditech Innovations ; Pascal Roussel / Boos
  5. BodyCap ; Fabrice Verjus / Caen
  6. C..TexDev ; Frédéric Guibet / Saint-Contest
  7. Ceri ; Arnaud Sabia / Louviers
  8. Chambrelan ; Frédéric Couppey / Le Havre

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