Actualités PORTRAITS D'ENTREPRENEURS

SANS FRONTIÈRES [2/20]

AMD-DPI : La preuve par le courage – Interview de Christian PIERENS

Portrait_normand_2015_AMN DPIQuand il s’est présenté à la douane d’un aéroport de New York, en 1988, âgé de 31 ans, sans parler un mot d’anglais, mais farouchement décidé à faire passer le cap de l’international à l’entreprise qui venait de lui échoir après la mort de son père, Christian Pierens ne se doutait pas qu’il posait la première pierre de ce qui allait devenir un succès d’envergure mondiale.

Les esprits chagrins pourraient argumenter qu’AMN n’a pas de mérite à s’imposer hors des frontières, puisqu’elle mise sur un marché de niche (des machines servant à la granulation des plastiques), sur lequel n’opèrent que 3 ou 4 autres fabricants dans le monde. Mais il fallait une certaine dose de courage, et un vrai talent de commercial, s’appuyant sur le savoir-faire technique des équipes, pour oser aller parler d’égal à égal avec le groupe Amoco dans son siège de Houston, puis aller consulter un avocat new-yorkais afin de constituer une société américaine. Avec l’aide d’un VSNE (l’équivalent du VIE d’aujourd’hui), Christian Pierens a franchi toutes les étapes, et, depuis n’a cessé d’approfondir l’impact international de son entreprise. « Pouvoir compter sur des références américaines m’a fait gagner de la crédibilité en Europe », explique-t-il.

Sa croissance américaine se poursuivant (avec l’installation d’un atelier de maintenance et d’un commercial permanent au début des années 1990, puis un bureau à Houston), il s’est aussi tourné vers l’Asie du Sud-Est. Christian Pierens a su faire preuve d’adaptabilité, le contact facile et chaleureux du Texas, où la poignée de main peut faire office de contrat, n’étant pas transposable au monde plus feutré des affaires asiatiques. Dans le même ordre d’idées, il lui a fallu aussi savoir composer avec les subtilités du Moyen-Orient, où AMN est très présent. Il serait trop long d’énumérer les soixante pays où on trouve des machines AMN. Christian Pierens conserve un oeil sur l’Amérique du Sud et la Russie : « C’est compliqué, mais ça viendra », sourit le dirigeant.

« Pendant toutes ces années, nous avons continué à investir dans la recherche et effectué d’importants investissements matériels et travaillé à nous adapter à la demande des clients », poursuit-il. Au-delà du métier, ce sont des rencontres, des liens personnels et des moments partagés forts, inoubliables dont il garde de précieux souvenirs.

www.amnworld.com

Retrouvez le premier portrait, extrait de l’ouvrage « 20 parcours normands : Portraits d’entrepreneurs sans frontières » :

 

Les prochains rendez-vous dans votre région